La lettre de l'économie en Aveyron
Mai 2008
Numéro 29


Edito

" Bienvenue dans un monde réel "

Les turbulences qui ont fait le siège des économies occidentales, ces derniers mois, nous montrent, si besoin était, qu’en matière d’économie la référence au réel est toujours la règle.
Pouvait-on ad vitam aeternam octroyer des prêts immobiliers à des citoyens américains peu solvables en misant sur une croissance indéfectible sur le long terme ?
Peut-on raisonnablement et durablement exercer un pouvoir économique sur des activités industrielles en ne considérant que des ratios financiers dégagés du business au quotidien, de la culture d’entreprise et du facteur humain ?
Peut-on jusqu’à la fin des temps délocaliser nos entreprises en sous-estimant les risques liés à l’absence d’ancrage ?
Les années qui s’annoncent pourraient bien être celles du retour au réel ; elles pourraient générer de nouvelles opportunités pour les hommes d’entreprises et nos territoires…
L’Aveyron n’a jamais cessé d’avoir les pieds sur terre, c’est sa marque d’origine, c’est son identité.

Jean PUECH
Président d'Aveyron Expansion

Au sommaire
Macro économie
> La flambée des prix des matières premières agricoles : aux origines du mal

Collectivités
> Tribunal de commerce de Rodez , outil de prévention

> Agenda
Vie des entreprises
> Cirex France : des circuits imprimés à Séveyrac



A la une  

Délocalisation, ré-industrialisation : perspectives et analyses des risques

Patrick Bellity et Marc de Scitivaux

C’est le thème qui a réuni, le 10 avril dernier, à la Maison de l'Aveyron à Paris, Patrick Bellity, Directeur Général du groupe ARCHE et Directeur Général de S.A.M. Technologies à Viviez et Marc de Scitivaux, économiste, Directeur de la publication « Les cahiers verts de l’économie » et chroniqueur au journal Enjeux - Les Echos.
Nos deux protagonistes ont partagé plus d’un constat et tracé des ponts riches d’enseignements entre le monde de l’industrie et celui de la finance. Cette rencontre insolite et pétillante de l’économiste et du chef d’entreprise imprégnés par les problématiques de la mondialisation nous conduit à évaluer les stratégies de délocalisation, les facteurs de risques, l’impact sur la relation client/fournisseur et les nouveaux modèles économiques qui se profilent.
En bref, un échange fructueux plus qu’un débat contradictoire dont voici quelques extraits.

« Aveyron Expansion : Monsieur Bellity, pouvez-vous nous parler de votre groupe et des choix que vous avez faits à une époque et dans un secteur où la tendance était plutôt aux délocalisations ?

Patrick BELLITY : Il y a 10 ans, Arche était un petit groupe : le 7ème équipementier de fonderie de France (70 millions d’€ de chiffre d’affaires, 470 salariés). En 10 ans en utilisant simplement l’intelligence de notre personnel et une stratégie qui a rapidement banni toute délocalisation, le groupe Arche est devenu le premier acteur français et le deuxième européen (370 millions d’€ de chiffre d’affaires et 2000 salariés en France). Nous avons réussi, totalement à contre courant, dans un secteur aux mains des fonds de pension, à construire un groupe solide à capitaux industriels et ceci sur la base de 3 grands principes : un actionnariat industriel, un management professionnel (qui exclut tout parachutage de manager de transition envoyé par un fonds d’investissement pour faire de la gestion à court terme) et un pacte social fort. »

« Marc DE SCITIVAUX : Vous êtes dans un métier très compétitif sur le plan mondial, n’avez-vous pas subi de pression de la part des constructeurs automobile pour vous rapprocher de leurs sites de production ?

Patrick BELLITY : Bien sûr que si et nous avons refusé. Nous avons mis en place une stratégie de produit qui nous a permis de ne pas délocaliser… Nous avons décidé de travailler sur des pièces de haute technologie, de haute valeur ajoutée : pièces de moteurs et pièces de boites de vitesses. Les usines que nous approvisionnons sont encore en Europe et pour très longtemps. »

« Marc DE SCITIVAUX : Vous êtes partis du principe que ces pays lowcost ne seraient plus low cost un jour ? Vous avez eu l’intelligence de voir que le monde allait tourner comme cela et l’audace de vous dire : « je ne suis pas la mode, je vais jouer une autre partie !

Patrick BELLITY : Nous avons envisagé cela dès le départ. Les pays lowcost, il y a 20 / 30 ans, c’était l’Espagne et le Portugal ! J’ai eu la chance de faire quelques voyages en Pologne, en Slovaquie en 1990, 1991, 1998 et j’ai vu ces pays évoluer … Aujourd’hui le salaire moyen d’un employé slovaque varie entre 800 et 1000 €. Le niveau de vie à Prague, à Bratislava a considérablement augmenté. Ces pays ont, de plus, une culture industrielle forte qui ne demandait qu’à s’exprimer : avant la deuxième guerre mondiale on faisait plus de fonderie en Pologne qu’en France. Quant à la Tchécoslovaquie, c’était l’armurerie de l’URSS !

En 2000, deux possibilités s’offraient à nous : « faire des coups », comme les autres, en se disant que cela durerait 4, 5, 10 ans ou construire un groupe solide et rester en France. Nous nous sommes dit « ces pays sont low cost de main d’œuvre, alors quelle est la part du salaire dans les pièces d’aujourd’hui et dans les pièces de demain ? ». Nous avons analysé le poids de la main d’œuvre directe dans le coût de production et comme nous étions dans un secteur industriel de grandes séries, nous avons pris la décision de lancer un vaste programme d’automatisation. Nous avons créé la direction du développement pour travailler sur des produits à haute valeur ajoutée et la direction des ressources industrielles chargée de l’automatisation pour réfléchir sur des automatisations extrêmement avancées (automatisation de l’ensemble du flux). On avait la chance d’avoir un groupe solide financièrement et on a créé 160 emplois en Aveyron. »

« Aveyron Expansion : Monsieur De Scitivaux, pensez-vous que les industriels qui ont fait à un moment donné le choix de partir au bout du monde le regrettent aujourd’hui ou est ce plus nuancé que cela ?

Marc DE SCITIVAUX : C’est bien plus nuancé. La stratégie qui vient d’être énoncée est à partir d’aujourd’hui totalement gagnante et ceux qui ont survécu au choc sont les gagnants des 10 prochaines années. Néanmoins, certaines entreprises n’ont pas eu le choix. Si la société SEB par exemple n’avait pas fait le choix à un moment d’aller produire sur place son petit appareil électroménager, elle aurait disparu.
Il n’est pas dit que dans les prochaines années il y ait autant d’avantages à être installé en Chine. La hausse de la monnaie chinoise et la baisse de l’euro sont des certitudes et il vaut mieux être investi dans un pays où la monnaie va plutôt baisser… Dans la décennie qui vient, si les pays émergents restent compétitifs, ils auront des comptes extérieurs excédentaires et leur monnaie montera et donc leur compétitivité s’érodera. Si leur monnaie ne monte pas, ils auront de l’inflation et les salaires augmenteront. 80% des bénéfices de la mondialisation sont maintenant derrière nous, ceux qui ne sont pas morts entre 2000 et 2007 sont les gagnants de demain.
»

« Marc DE SCITIVAUX : Les banques sont en train d’apprendre dans la douleur, qu’il n’était pas judicieux de prêter n’importe quoi à n’importe qui ou de promettre des rendements déconnectés de la réalité économique. Dès qu’elles auront un peu reconstitué leurs fonds propres, elles viendront voir les industriels classiques et leur diront « écoutez, c’est formidable, il y a sur le marché des tas de sociétés à acheter ! ». Je crois profondément au retour de l’industrie pour 2009. »

Retrouvez l’intégralité de ces propos dès aujourd’hui sur le blog d’Aveyron Expansion et début juin dans une Etude Repères intitulée « Mécanique : nouvelle approche de la relation client/fournisseur ». Il s’agit d’une radioscopie de 3 grands donneurs d’ordre de la mécanique : PSA Peugeot Citroën, Michelin et EADS. La présentation de l’activité, de l’environnement concurrentiel et de la stratégie de ces groupes, nous éclaire sur les effets de la mondialisation, particulièrement prégnants dans le secteur de la mécanique.

Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Verdié Voyages rachète Conseil Voyage

Le voyagiste aveyronnais a racheté la filiale voyage du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne basée à Auch qui compte 80 agences locales.
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+ 26% de croissance pour l’ADIE en Midi-Pyrénées

En 2007, l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique a intensifié son action en faveur des micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire en accordant près de 715 microcrédits, dont 39 en Aveyron. L’antenne créée en Aveyron depuis 1997 a débloqué 195 micro-crédits sur 11 ans.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°29 - Mai 2008 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Macro-économie

La flambée des prix des matières premières agricoles : aux origines du mal

L’inquiétante hyperinflation des prix alimentaires fait couler beaucoup d’encre. Et pour cause, elle a des conséquences que plus personne n’ignore : une crise alimentaire mondiale. « Mais le problème n’est pas nouveau » indique l’aveyronnais Edouard Fabre, Vice Président de la CCI de Rodez et Conseiller au Commerce Extérieur. Une conjonction de causes historiques, politiques, financières, techniques et psychologiques est à l’origine de ce mal grandissant du XXIème siècle.

La 1ère guerre mondiale a fait connaître un désastre humanitaire aux populations rurales. « 30 à 40% des bras agricoles du pays sont partis » explique Edouard Fabre. Manque qu’il a ensuite fallu palier pour rétablir les rendements. Le progrès technologique s’en est chargé jusqu’à rééquilibrer l’alimentation en 20 ans. Malheureusement la seconde guerre mondiale a, en plus d’avoir engendré des pertes humaines, détruit toutes les machines si bien qu’en 1945 l’Europe se retrouve au plus bas. En France, l’époque du rationnement s’en suit jusqu’au début des années 50. Puis la guerre d’Algérie mobilise tous les efforts. C’est en 1960 seulement qu’avec la construction de l’Europe, la France et l’Allemagne se décident à assumer la reconstruction de l’alimentation pour l’une et la reconstruction industrielle pour l’autre. Elles accomplissent chacune leur mission tout en s’appuyant l’une sur l’autre. L’école d’agronomie française qui faisait face au début du XXème siècle à l’école d’agronomie russe devient LE modèle et fait de l’Europe une force agroindustrielle. La richesse alimentaire est d’actualité à cette époque mais l’ONU tire d’ores et déjà la sonnette d’alarme sur la surpopulation à venir et son alimentation, peu de temps après la réforme de la PAC en 1992. Les revues techniques comme Cultivar n’hésitaient pas à communiquer sur le sujet. Le n°371 faisait notamment paraître en octobre 1994 un article intitulé « les défis pour les 20 prochaines années, le marché du blé… ». Mais les français, à l’époque dans « l’euphorie du bien-être » selon les mots d’Edouard Fabre n’ont pas entendu ces premières alertes. L’Europe, « en pleine force de l’âge » a doublé les Etats-Unis en remportant l’appel d’offre du marché international des usines d’agro-industrie d’aliment du bétail au Sud-Est asiatique. La montée en puissance de l’Europe, grâce à son système intensif de culture, s’est donc faite au détriment des Etats-Unis. L’exploitation est devenue une vraie entreprise grâce à la technicité engagée par l’Europe et la politique financière menée. En Aveyron par exemple, aujourd’hui, une exploitation sur deux est une société. C’est une véritable approche économique de l’entreprise agricole qui a été créée. Si bien qu’une entreprise agricole est aujourd’hui dépendante des investissements, du prix des produits, de la sécurité des débouchés, de la sécurité de l’approvisionnement. Toute une industrie s’est créée autour de cela. Elle représente aujourd’hui 3 millions d’actifs en France et 55 000 actifs en Aveyron (sur 120 000). « Il s’agit d’un véritable circuit économique où tout est imbriqué » explique Edouard Fabre.

En 1995 alors que l’ONU alertait les décideurs sur la future explosion de la demande alimentaire issue de l’augmentation de population corrélée à la croissance économique, le système de production européen a été gelé. Quand bien même, l’Europe, de la Bretagne à l’Oural, de par son climat et ses sols peut jouer le rôle de réservoir alimentaire du Monde. Les perspectives de développement en matière agricole, notamment technologique, ont été bloquées. « On a fermé les yeux sur tout le futur et on se réveille maintenant, à l’heure où le prix des matières premières augmente » s’exclame Edouard Fabre. L’augmentation du prix des matières premières étant lié à l’augmentation de la consommation mondiale, aux mécanismes des marchés à terme mais aussi à l’effet de spéculation sur ce type de produits devenus valeur refuge.
Aujourd’hui, dans ces conditions, l’Europe n’a plus les moyens de donner ni même d’échanger avec les pays en développement. En revanche, le système de culture européen est capable de s’adapter à ces pays contrairement au système américain. Exporter notre savoir-faire technologique pour relocaliser les productions est devenu une nécessité et à court terme, il est nécessaire de dégager des moyens financiers et de réviser la PAC. L’agriculture européenne est en pleine prise de conscience.

Quelques chiffres
- Le prix du blé + 181% en 3 ans
- Le prix du riz + 30% en 2 semaines
- Le cours du maïs x 2 en 2 ans
- Lorsqu’une denrée de base augmente de 1%, ce sont 16 millions de personnes qui tombent dans l’insécurité alimentaire
- Population actuelle = 6,7 milliards
- Population en 2050 = 9 milliards


Agenda économique


Rendez-vous avec le dispositif « Place aux projets » les 6 et 7 juin à la Maison de l’Aveyron à Paris
Chaque année, le dispositif « Place aux projets » accompagne une dizaine de porteurs de projet âgés de 25 à 45 ans sur le bassin de vie « Aveyron sur Lot » constitué des cantons d’Aubin, Capdenac, Decazeville et Montbazens. Dans ce cadre, « Place aux projets » organise une réunion d’information pour les résidents de la région parisienne qui souhaiteraient s’installer sur l’un des 4 cantons et y créer une activité.
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Des clichés de « gants » exposés chez Causse Gantier jusqu’au 31 octobre 2008
La Chambre Syndicale des Gantiers de Millau invite le photographe Nicolas Descottes à exposer 50 photographies de gants, réalisées entre 2004 et 2007, à la manufacture Causse Gantier.
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Collectivités

Tribunal de commerce de Rodez , outil de prévention

Le tribunal de commerce de Rodez partage comme Aveyron Expansion le souhait de baisser encore le taux de défaillance des entreprises aveyronnaises, qui est déjà l’un des plus faibles de France, en anticipant les situations difficiles. Au-delà de l’outil de juridiction, le tribunal de commerce dont une grosse partie de l’activité consiste à gérer les contentieux est aussi et surtout un outil d’accompagnement des entreprises en difficulté. Un certain nombre d’indicateurs lui permettent de veiller sur la santé des entreprises aveyronnaises. Une cellule de prévention se réunit tous les mois à la C.C.I. et met à disposition des dirigeants des « instruments de lucidité » pour l’avenir de leur entreprise.

Le nombre d’injonctions de payer, le non dépôt des comptes d’une entreprise, la perte de capital social… sont autant d’informations centralisées par le Tribunal de Commerce qui lui permettent d’identifier d’éventuels problèmes au sein d’une entreprise. Aujourd’hui si toutes les entreprises sont enregistrées au Tribunal de Commerce, 150 d’entre elles sont plus particulièrement suivies par le Tribunal de Commerce de Rodez grâce à un tableau de bord. Il n’est jamais aisé d’accepter une défaillance (surtout pour les dirigeants aveyronnais qui cultivent la valeur du travail) mais les chefs d’entreprise doivent garder à l’esprit que « plus l’on agit en amont, plus les chances de succès sont grandes » selon les mots du Président du Tribunal de Commerce de Rodez, Manuel Cantos. La cellule de prévention reçoit les dirigeants qui souhaitent la rencontrer dans un secret absolu. Depuis son existence, elle a évité une vingtaine de défaillances par an.
Le Tribunal de Commerce de Rodez dispose par ailleurs d’un certain nombre de mesures préventives qui sont souvent mal connues du grand public. Le « mandat ad hoc » consiste à prendre connaissance des difficultés d’une entreprise et voir quelles sont les solutions pour y remédier. Le « mandat de conciliation » qui est souvent l’étape suivante du mandat ad hoc, réunit les différentes parties pour trouver un accord (sur un délai de paiement par exemple). La « loi de sauvegarde » permet elle, aux entreprises qui ne sont pas en cessation de paiement de bénéficier d’une période d’observation de 6 mois (qui peut être prolongée) pendant laquelle le tribunal gèle les dettes afin de faire un état de lieux de l’entreprise en toute sérénité. A l’issue de cette période d'observation, un « plan de sauvegarde » peut être établi : l’entreprise peut alors bénéficier de 10 ans pour s’acquitter de ses dettes. Quand l’heure n’est plus à la prévention, viennent le redressement puis la liquidation judiciaires, procédures plus connues car plus médiatisées.
Ce sont actuellement 8 juges qui prennent les décisions au Tribunal de Commerce de Rodez. Ils seront 13 ou 14 avec la nouvelle configuration départementale du Tribunal de Commerce où les tribunaux de Rodez et Millau ne feront plus qu’un.

 

 Lettre de l'économie en Aveyron - n°29 - Mai 2008 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

Cirex France : des circuits imprimés à Séveyrac

Patrick Boularot reçoit le Président d'Aveyron Expansion, Jean Puech, et les élus locaux

Le développement des outils de communication, l’assurance d’une qualité de vie et un attachement à ses racines ont fait de l’Aveyron le choix de Patrick Boularot pour son entreprise : Cirex France. C’est depuis février 2006 que Cirex France commercialise partout dans le monde, depuis Séveyrac sur la commune de Salles-la-Source, des circuits imprimés fabriqués sur les 2 sites de production de son partenaire Lao Tay basés à Taiwan et en Chine. Après 2 ans d’activité en Aveyron, l’équipe accompagnée par Aveyron Expansion vient d’intégrer ses nouveaux bâtiments.

bâtiments de Cirex France à Séveyrac

 

 


Une singularité qui fait la différence
L’entreprise créée en 1995 à Malakoff par Patrick Boularot a acquis une solide expérience en matière de circuits imprimés. Sa notoriété n’est plus à faire auprès des spécialistes. Une assise qui lui a permis de se développer. De 3 salariés à Paris, elle est passée à 5 en Aveyron, en plus de la « tête pensante », Patrick Boularot. Il a créé Cirex France. Mais, il a aussi « les » compétences techniques qui la font vivre. Un savoir-faire qui est rare puisque « pratiquement aucune formation aux circuits imprimés n’existe » selon les mots du chef d’entreprise. Chez Cirex France, c’est principalement lui qui intervient au niveau technique. Il met au point les dossiers de fabrication des circuits imprimés, composants stratégiques pour diverses applications électroniques telles que tables de cuisson à induction, télécommandes de volets roulants, modems, alarmes, panneaux d’affichage... Ses clients ne sont autres que Somfy, Jaeger Ctrls (Scholtes), Hager Group, Sony France ou diverses sociétés de cablage. Cirex France a non seulement la volonté de créer de l’emploi en zone rurale mais est aussi partisan du respect et de la protection de l’environnement. Tous les circuits imprimés fabriqués à Taïwan ou en Chine commandés par Cirex France respectent la Directive RoHS qui garantit l’utilisation de substances non polluantes. Les nouveaux bâtiments que vient d’intégrer l’équipe de Cirex France témoignent aussi de l’intérêt environnemental de l’entreprise tant l’intégration paysagère est réussie. C’est un bâtiment bioclimatique en bois qui héberge désormais l’activité de Cirex France à Séveyrac.

circuit imprimé

Une activité technologique, commerciale mais aussi logistique
Lorsque Cirex France, partenaire du Group Lao Tay depuis ses débuts, reçoit un dossier de fabrication, il étudie les coûts de réalisation et de transport, apporte des solutions techniques, met les circuits imprimés en fabrication chez Lao-Tay à Taiwan et en Chine et assure enfin la logistique pour son client. Tous les colis de moins de 90 kg qui évoluent par voie terrestre transitent à Séveyrac. Au-delà, les produits identifiés Cirex France sont acheminés par voies maritime et aérienne. C’est ainsi que les circuits imprimés mis en production depuis Séveyrac sont présents partout dans le monde. L’entreprise qui compte un chiffre d’affaires de 2,4 millions d’€ HT (en augmentation de 36% par rapport à l’année précédente) réalise 802 000 € à l’export. Un bel exemple de développement économique en milieu rural.

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Innovation : produits, services, marques...

Le « pain sportif » de la Maison Bouard à Millau

La Maison Bouard a reçu le trophée de l’innovation de l’Institut Arpèges d’Eurogerm pour son « pain sportif », produit réalisé en collaboration avec des sportifs et un diététicien. Guilhem Bouard a aussi été récompensé pour ses « biscuits du gantier », gâteaux sablés chocolatés moulés sur un véritable emporte-pièce d’ouvrier gantier.

Assistant de gestion mention logistique et transport (Bac + 2)
Le CNAM Millau, le GRETA Quercy Rouergue et les Professionnels du Transport et de la Logistique ont créé un partenariat pour proposer sur l’ensemble des départements de l’Aveyron et du Lot une formation professionnelle d’Assistant de gestion mention logistique et transport afin de répondre aux besoins des entreprises.
Pour plus d’infos contactez Virginie Cartron à Decazeville au 05.65.43.81.06 ou Sylvie Dablanc à Villefranche-de-Rouergue au 05.65.45.32.41
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Acteurs de l'économie Aveyronnaise

   

Brèves, les gens ...
Philippe Noury, PDG de CEVM

Philippe Noury, Directeur Général Délégué des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, succède à Elizabeth Borne à la Présidence de la Direction Générale de la Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau. Frédéric Dune devient Directeur Général Délégué.
Plus d'infos

Michel Bras, 7ème meilleur cuisinier du monde
Michel Bras et son restaurant à Laguiole déjà doté de 3 étoiles au Guide Michelin vient d’être classé 7ème au palmarès de l’Academie Nespresso des 50 meilleurs restaurants du monde.
Plus d'infos
Nouvelle organisation à la Chambre d’Agriculture
Patrice Lemoux devient Chef du Service Aménagement et Environnement et Développement Territorial et Jean-Marie Tomaszyk Chef du Service Développement, Economie et Prospective suite au départ de Christian Lelièvre.
Plus d'infos
Jean-François Albespy, Président du SIEDA
Jean-François Albespy, maire du Fel et Conseiller Général d’Entraygues-sur-Truyère, succède à Jean-Claude Luche à la présidence du Syndicat Intercommunal d’Energies du Département de l’Aveyron.
Plus d'infos
Alain Carré, Président de la FFB Midi-Pyrénées
Alain Carré succède à René Mouysset à la Présidence régionale de la Fédération Française du Bâtiment.
Plus d'infos
Jean Lardin, Président confédéral de la CAPEB
Jean Lardin, Président confédéral de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment depuis 2001, a été reconduit dans ses fonctions. Il est réélu pour la 2ème fois, pour un nouveau mandat de 3 ans.
Plus d'infos
Dominique Bur, Préfet de la Haute-Garonne et de la Région Midi-Pyrénées
Dominique Bur, jusqu’à présent Préfet de la Côte d’Or et de la Région Bourgogne, succède à Jean-François Carenco à la préfecture de la Haute-Garonne et de la Région Midi-Pyrénées. Jean-François Carenco est nommé Directeur de Cabinet de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.
Plus d'infos
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