Benjamin de Chilly sauve De La Ballina Industrie
Selon les mots de Benjamin de Chilly, « De La Ballina Industrie a franchi une étape de montagne, mais ce n’est pas fini ». C’est un combat de tous les jours que mène ce jeune trentenaire à la tête d’une équipe à qui il attribue toute la force de l’entreprise, spécialisée dans les process industriels et la fabrication de machines spéciales pour la boulangerie viennoiserie industrielle.
Même si Benjamin de Chilly prête toute la persévérance de la société à ses 43 collaborateurs, son parcours et sa personnalité ne sont bien sûr pas étrangers à la lutte que mène De La Ballina, à Maleville, placée il y a quelques temps en plan de sauvegarde. Son premier atout : la finance. Après avoir suivi la formation de l’IPAG à Paris, Benjamin de Chilly a intégré le groupe CIC au sein du Crédit Industriel de l’Ouest. Il est resté 4 ans dans le Choletais à gérer un portefeuille d’entreprises. « L’occasion de découvrir tout un tas de métiers différents » explique-t’il. Et surtout d’appréhender au mieux la gestion financière d’une entreprise. A la suite de quoi, 2 solutions s’offraient à lui : devenir directeur de banque « au risque de ne jamais en sortir » ou aborder de nouveaux horizons. Pour le jeune banquier, la décision fut vite prise. « J’avais la volonté de comprendre ce qu’il y avait derrière les finances d’une entreprise ». Benjamin de Chilly devient alors directeur financier d’une entreprise de vision industrielle, toujours dans le Choletais. Ce poste lui permet d’exercer ses compétences de financier dans toutes leurs latitudes. Si bien que du haut de ses 28 ans, il réussit à coter « sa » société en bourse. C’est sûr, Benjamin de Chilly a désormais acquis de l’intérieur, la connaissance de l’entreprise, 2ème atout. Il est fin prêt à accepter le défi que lui proposent de relever les frères De La Ballina avec lesquels il entretenait des relations commerciales de longue date. Il s'est d’abord agi dès 2004 d’assurer la direction administrative et financière de De La Ballina Industrie qui grossissait, puis de prendre les commandes en septembre 2007 d’une entreprise en difficulté. Depuis, De La Ballina Industrie remonte la pente. Au vu des résultats qui tirent doucement la société de l’embarras, Benjamin de Chilly désormais « investi corps et âme » dans l’entreprise, a su faire les bons choix. Le chiffre d’affaires 2008 est de 7,6 millions d’€ et au 31 mai 2009, il devrait être de 9,5 millions d’€ dont plus de 50% se font à l’export (jusqu’à 80% certaines années).
Lorsqu’on demande à Benjamin de Chilly quelle a été sa stratégie, il répond qu’elle n’aurait rien été si la Société Générale et le Tribunal de Commerce ne lui avaient pas fait confiance. Ce qui a permis à l’homme qui prône une transparence la plus totale, de renforcer les compétences techniques de l’entreprise, de la conception des machines au service après-vente, de restructurer les ressources humaines en créant des binômes ingénieur d’affaires/commercial et de mieux travailler les solutions techniques en amont. De La Ballina Industrie offre ainsi une approche optimisée des cahiers des charges qui lui sont imposés et fait preuve d’une grande rigueur dans le suivi du client. Aujourd’hui, l’entreprise essaie même de diversifier son activité avec de nouveaux produits tels qu’une solution robotique pour mettre des pains rustiques directement dans un carton. Et demain, la société qui ne travaille actuellement que pour le surgelé pense aborder le « frais ». Benjamin de Chilly veut De La Ballina dans une démarche d’innovation permanente que ce soit en termes de contrôle, de cadence, de respect du produit. C’est chose réussie puisqu’en 2008 l’entreprise a déposé 3 brevets et devrait en déposer un nouveau l’année prochaine. De La Ballina Industrie est sur la bonne voie, « grâce à toute son équipe » rajoute Benjamin de Chilly.
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