La lettre de l'économie en Aveyron
Sept. 2009
Numéro 43


Edito

Fin d’un tabou

Oser remettre en question le dogme de la mondialisation heureuse aurait, jusqu’à ces derniers temps, mobilisé les défenseurs de la pensée unique et les inquisiteurs universalistes qui vous auraient sacrifiés sur l’autel de l’OMC pour néoprotectionnisme aggravé !

Seulement voilà, bon nombre d’économies protégées sur la planète peuvent se targuer d’avoir un commerce extérieur bien plus dynamique que le nôtre et l’Europe libre-échangiste est contrainte de reconsidérer sur bien des dossiers les politiques de quotas.

La crise aura peut-être le mérite de faire tomber les diktats et de mettre en lumière l’intérêt d’une économie multipolaire : désormais le G20 réglemente pour prévenir demain les excès indécents du système ; les grands pôles économiques requalifient l’arme des taxes aux frontières afin de corriger les disparités sociales et environnementales d’un bloc à l’autre ou simplement pour souligner l’intérêt naissant du bilan carbone des produits.

Le consommateur tout en se laissant parfois séduire par le « low cost » redécouvre les produits « locaux ». Les achats deviennent citoyens, militants, enracinés. Le consommateur devient « consommacteur ». Les t-shirts asiatiques cousus mains par de très jeunes enfants nous révulsent, le bio « made in Ukraine » nous exaspère, le lait néozélandais qui plombe les cours mondiaux nous scandalise et nous rapproche tout naturellement de nos producteurs et de nos fabricants.

Le social-mondialisme façon Strauss-Kahn et le libéral-mondialisme façon Bush ont véhiculé l’idée que l’ultra libre-échangisme est un système gagnant/gagnant.
N’en doutons plus, il s’agissait bien d’un gros mensonge ; de la décennie qui vient de s’écouler se dégagent des perdants : les pays anciennement développés avec leurs lots d’entreprises délocalisées, leurs classes moyennes et populaires victimes collatérales du système ; les agriculteurs du Nord et les consommateurs du Sud. Et les gagnants : les pays émergents qui nous conduisent inéluctablement vers une « asianisation » du Monde.

Qu’on le veuille ou non, qu’elle vienne de droite ou de gauche, une révolution est en marche dans les têtes : elle remettra le « local » au centre de tout, installera une dose de protection aux frontières de l’Europe, rappellera que l’entreprise est une histoire bien réelle et qu’on ne peut savoir où l’on va quand on ne sait pas d’où l’on vient.

Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins
Président d'Aveyron Expansion
Consultez le blog d'Arnaud Viala

 
Au sommaire

A la Une
> Mondialisation et crises : quelles conséquences pour le secteur automobile ?


> Telex de l'économie

Collectivités
> Créer son entreprise en toute sécurité dans une couveuse

> Agenda

Vie des entreprises
> GSN, l’entreprise du propre

> Innovation

Entrepreneurs aveyronnais
> Jean-Michel Cayla, la passion du bio

> Les gens

> Lu pour vous

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A la Une  

Mondialisation et crises : quelles conséquences pour le secteur automobile ?

Un an après la faillite de la 4ème banque d’investissement de Wall Street, Lehman Brothers, l’économiste Jean-Louis Mucchielli, professeur à la Sorbonne, intervenait le 17 septembre dernier, sur le thème « Mondialisation et crises : quelles conséquences pour le secteur automobile ? » dans le cadre du cycle de conférences organisées par Mecanic Vallée et Aveyron Expansion dans les locaux de Bosch à Rodez.

« La mondialisation est un phénomène ancien d’interconnexion des marchés, des économies, des systèmes qui engendre des phénomènes de propagation auxquels sont liées les crises dans l’ensemble du système économique international » explique Jean-Louis Mucchielli pour camper le paysage. La mondialisation contemporaine peut être retracée par une accumulation de chocs qui sont le plus souvent structurels.
Le choc démographique relatif au vieillissement des populations occidentales et à l’augmentation de la population asiatique va régir la tendance économique future au travers de la gestion des marchés, de l’évolution de la production mondiale, des migrations…
Les chocs commerciaux font que les éléments très déséquilibrés du commerce international -un très fort déficit de la balance commerciale européenne et des réserves considérables notamment au niveau de la Chine qui engendrent une fragilité des échanges internationaux- induisent une partie des phénomènes déstabilisants de la crise actuelle.
L’émergence des NPI (Nouveaux Pays Industrialisés), d’abord la Corée, puis la Chine et l’Inde, et le passage en occident d’une société industrielle à une société post-industrielle avec un renforcement des services provoquent des chocs industriels.
Les changements fondamentaux de la finance internationale ces 10 dernières années amènent des chocs financiers qui se propagent grâce à l’interconnexion des marchés.
Enfin les chocs technologiques sont dus à l’apparition des NTIC et au déséquilibre croissant qu’elles suscitent selon les pays : l’ère de la technologie entraîne des disparités de productivité, de compétitivité entre les différents pays.

usine Bosch à Rodez

C’est l’ensemble de ces chocs plus ou moins absorbés qui accentue le phénomène de crise et ses répercussions. Les constructeurs automobiles plongés dans un marasme sans précédent dans toute l’histoire de l’automobile (chute des ventes, augmentation des stocks, assèchement du crédit, fermetures d’usines…) se retrouvent ainsi face à des tendances de fond prononcées : forte baisse des marchés cœur, ralentissement des marchés BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), stock important et érosion des marges, aggravation des surcapacités dans les pays mûrs et émergents, évolution des comportements d’achat des consommateurs, prise de conscience du risque pour l’ensemble de la filière ; un risque de décrochage technologique et concurrentiel. Pour éviter les faillites, les gouvernements ont dû mettre en place des plans de soutien sans précédent : 6 milliards d’€ pour Renault et PSA, 40 milliards de $ pour General Motors et Chrysler, des primes à la casse partout en Europe… Même la Chine met en place des mesures de soutien au marché, elle a entrepris une restructuration du secteur automobile en poussant les principaux constructeurs chinois à se rapprocher.
Dans une étude, le cabinet Alix Partners reste prudent sur la bonne santé du secteur dans les années à venir. Dans l’hypothèse où le PNB de la zone euro serait positif au cours des 12 prochains mois, les ventes de véhicule en Europe ne retrouveraient leur niveau de 2007 (presque 16 millions) pas avant 2014. En revanche, si la reprise de l’économie ne se matérialise pas, les ventes atteindront seulement 13 millions à la même échéance.

Le paysage a changé, des tendances lourdes se dessinent :
- le passage des économies développées à une économie de service avec une baisse de la part manufacturière et
- une dérive des constructeurs automobiles vers l’ « Est » avec une croissance positive très forte sur ce marché
. Non seulement les pays émergents s’offrent des marques occidentales : Tata a mis la main sur Jaguar et Land Rover, le Russe Gaz va bénéficier du rachat d’Opel, Saab va passer sous pavillon chinois Baic, Volvo propriété de Ford pourrait aussi se rapprocher des chinois Baic et Geely…, mais l’Asie-Océanie est aussi devenue la 1ère zone mondiale de production.
Ces tendances entraînent des évolutions stratégiques mondiales. Des nouvelles alliances et fusions voient le jour. Peugeot poursuit ses discussions avec BMW pour renforcer son partenariat sur les petits moteurs et s’est alliée avec Mitsubishi pour commercialiser à partir de 2010, sous les marques Peugeot et Citroën, une voiture tout électrique basée sur la i-Miev, modèle japonais. Il est indispensable d’établir des rapprochements entre constructeurs pour disposer de la taille suffisante qui permettra de relever les défis technologiques à venir comme celui de la voiture électrique et pour partager les investissements. Il nous faudra, sur ces sujets, garder les idées claires : la voiture électrique ne pèsera guère plus de 7% du marché en 2020 et on est bien loin d'avoir fait le tour de toutes les optimisations possibles sur le moteur thermique... L'industrie européenne ne pourra négliger aucune de ces pistes.

 

Telex... l'économie aveyronnaise en bref
Bosch récompensée pour sa qualité

L'usine Bosch de Rodez a été récompensée par EFQM (European Foundation for Quality Management), dans la catégorie "Grandes entreprises-secteur privé" selon des critères de qualité technique, des ressources humaines, de processus de production, de contrôles, de satisfaction clients, de performance et de résultats. Robert Weittten, Directeur de Bosch à Rodez, s'est vu décerner pour cette occasion le prix "Continuous learning, innovation and improvment".
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Le groupe Inforsud a 40 ans

Le groupe constitué de 5 sociétés « chapotées » par la holding Inforsud Gestion :
- Inforsud Diffusion spécialisée dans les systèmes d’information à l’attention des PME en Midi-Pyrénées,
- Inforsud Editique (édition électronique) et Mérico Delta Print (imprimerie en continu) pour les documents de gestion
- et 2 sociétés de communication publicitaire et marketing : Chabrillac avec l’impression Affiches et Grands Formats et Graphi avec l’édition publicitaire et moyens formats
affiche une bonne santé pour ses 40 ans : 70 millions d’€ de chiffre d’affaires et emploie plus de 450 salariés.
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L’OTRE enfin reconnue

10 ans après sa création, Le Ministère du Travail vient de reconnaître l’organisation des Transports Routiers Européens en tant qu’organisation professionnelle représentative du transport routier de marchandises. Ce qui permettra à l’OTRE, émanation de la FNTR depuis le 4 octobre 2000, de siéger à la Commission nationale paritaire d’interprétation et de conciliation de la convention collective et à la Commission nationale paritaire de l’emploi et de la formation professionnelle. L’OTRE pourra désormais participer aux groupes de travail mis en place à la demande des pouvoirs publics et sera représentée au sein de l’OPCA Transports, du Comité National Routier, des Commissions Régionales de Sanctions Administratives…
écoutez l'interview de Gilles Mathelié-Guinlet, secrétaire national de l'OTRE
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Agrimip Innovation coopère avec le pôle Wallon Wagralim

Les 3 pôles de compétitivité agroalimentaires Agrimip Innovation, Valorial (Bretagne) et Vitagora (Bourgogne), réunis au sein de l'alliance F²C Innovation, se sont rapprochés du pôle de compétitivité wallon Wagralim afin de mener un projet d'envergure européenne sur la thématique commune des produits carnés.
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Implantation de 2 filiales de Luseo à la Cavalerie

Le bureau d'études parisien Luseo, spécialisé dans l'énergie solaire, prévoit de s'implanter à La Cavalerie sur la zone artisanale Millau Sud, avec la création de 2 nouvelles filiales, afin de se positionner sur le secteur de l'énergie solaire sur les départements de l'Aveyron et de la Lozère. La 1ère structure sera spécialisée dans l'installation de centrales solaires tandis que la 2nde s'occupera d'exploiter les futurs équipements. Les 2 entreprises s'adressent à la fois aux particuliers et aux agriculteurs.

AG d’Aveyron Expansion


Aveyron Expansion tenait son assemblée générale le 25 septembre dernier. Après un point conjoncturel sans surprise -taux de chômage de 6,4% au 2ème semestre 2009, + 65 % de défaillances d’entreprises au 31/05/09 au cours des 12 mois précédents, - 5% du chiffre d’affaires et - 7% d’investissement au 1er semestre 2009 par rapport au 1er semestre 2008-, l’agence de développement économique du département a exposé le fruit 2008 de son travail. Soit 127 entreprises accompagnées représentant 610 emplois essentiellement en mécanique et en agroalimentaire, 31 projets d’entreprise identifiés dont 6 décisions d’implantation représentant 150 emplois notamment en mécanique, bois et logistique, 86 accompagnements de créateurs, 767 personnes accompagnées dans leur projet de vie en Aveyron dont 229 familles installées depuis peu ou en passe de s’installer en Aveyron. Le travail d’Aveyron Expansion, ce sont aussi des actions collectives : pôles de compétitivité, Mécanic Vallée, Association de défense des dénominations Laguiole et Aubrac, des études thématiques (collection Etudes Repères) « Mécanique : nouvelle approche de la relation client/fournisseur », « Le bio en France : le marché, les acteurs », « L’Aveyron Économique 2008 », des actions de communication… Enfin, l’intervention d’Isabelle Parisot, DG de Regional Partner, a permis d’illustrer le nouvel axe de développement économique choisi par Aveyron Expansion : le positionnement de l’Aveyron en tant qu’éco-territoire au vu de son potentiel et la prospection d’éco-entreprises qui en découle, une prospection menée par Regional Partner pour le territoire aveyronnais.
Le Grand Hôtel de la Muse et du Rozier refait peau neuve

Après 4 années de travaux de rénovation et de modernisation de l’hôtel-restaurant 3 étoiles sur les bords du Tarn à Peyreleau, Jean-Philippe et Sandrine Bonneville propriétaires du Grand Hôtel de la Muse et du Rozier depuis 2003 prévoient de nouveaux travaux cet hiver en cuisine et l’aménagement d’un spa avec cabine de soins. L’occasion peut-être de décrocher une 4ème étoile.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°43 - Septembre 2009 - Page 1

Macro économie - Collectivités


Collectivités

Créer son entreprise en toute sécurité dans une couveuse

A l’origine de la mise en place de la 1ère couveuse de Midi-Pyrénées il y a 10 ans à Toulouse, "CREER Boutiques de Gestion" et "Altitude" ont donné vie à ce jour à 8 couveuses sur les territoires suivants : Haute-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Ariège, Cantal, Lot-et-Garonne, Lot et Aveyron.

 

 

 

Le projet de couveuse en Aveyron est soutenu par le Conseil Général de l’Aveyron, la Région Midi-Pyrénées, la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle de l’Aveyron, la Communauté de Communes Millau Grands Causses et une demande est en cours auprès de la Communauté de Communes de Saint-Affrique.

Les couveuses apportent aux entrepreneurs un cadre juridique adapté au test de leur activité (les entrepreneurs à l’essai peuvent prospecter leurs clients, facturer leurs prestations et donc, dégager des revenus de leur activité) ainsi qu’un parcours d’accompagnement et de formation réalisé par les consultants de CREER.

La couveuse a ouvert en septembre 2009. Quelques personnes sont déjà en cours d’intégration. Implantée à dans les locaux de la Pépinière d’entreprises, la couveuse est accessible à tous les porteurs de projet du département de l’Aveyron. Les actions d’accompagnement peuvent se dérouler sur les lieux d’accueil suivants : Rodez, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Millau, Saint-Affrique…

Tous les mois des réunions d’information sont planifiées pour permettre à d’autres porteurs de projet de bénéficier de ce dispositif pour réussir leur entreprise. La prochaine aura lieu mardi 20 octobre 2009 à 14 heures à l'Agence de Développement Economique, 4 rue de la Mégisserie à Millau.

Inscriptions et informations auprès de "CREER Boutiques de Gestion"
Tél : 05.65.73.11.01
Mail : aveyron@creer.fr
Site : www.creer.fr et www.couveuse.net

Quelques données sur CREER Boutiques de Gestion
CRÉER Boutiques de Gestion est une association loi 1901, créée en 1979 et membre fondateur du Réseau des Boutiques de Gestion, 1er réseau indépendant d'appui à la création d'activités et d'entreprises. Présente depuis 30 ans, CREER s'appuie sur une équipe de 70 salariés et un Conseil d'Administration très actif qui lui permet d’être au plus proche des réalités locales sur 9 départements (Ariège, Aveyron, Cantal, Gironde, Haute-Garonne, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne).
La mission de CREER est d’accompagner les porteurs de projet dans leur parcours de création ou de reprise (accueil/diagnostic, accompagnement, formation, test en couveuse, financement, appui au développement), d’accompagner et former les dirigeants d’entreprise, de former les salariés, d’appuyer les collectivités dans le développement de leurs territoires et d’accompagner la professionnalisation des associations..
Depuis 30 ans, CREER a accompagné la création ou la reprise de 10.000 entreprises, générant la création de 12.000 emplois.
Agenda économique

 

Conférence sur le thème " Du Bio dans les cantines : quels enjeux pour l'agriculture aveyronnaise ? " le 15 octobre 2009 à 14h30 à la chambre d'agriculture
L'APABA (Association pour la Promotion de l'Agriculture Biologique en Aveyron) organise le 15 octobre prochain à 14h30, salle 1, 2ème sous-sol de la chambre d'agriculture, une conférence sur l’intégration de produits bio dans les cantines scolaires et les enjeux encourus par l’agriculture.
Pour plus de renseignement, contacter l'Apaba au 05.65.68.11.52
apaba@wanadoo.fr

Concours à la création d’entreprises de la Communauté de Communes Millau Grands Causses jusqu’au 16 novembre 2009
La Communauté de Communes Millau Grands Causses lance la 3ème édition de son concours à la création d’entreprises. Ainsi entreprises au caractère innovant et liées au développement durable peuvent concourir jusqu’au 16 novembre 12h, dans 3 catégories : « émergence » pour les porteurs de projet qui n’ont pas encore créé leur entreprise, « création-développement » pour les créateurs dont l’entreprise est constituée depuis moins de 24 mois et « coup de cœur ». Les vainqueurs de chaque catégorie se verront décerner une récompense de 5000€ et bénéficieront d’un accompagnement personnalisé.
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 Lettre de l'économie en Aveyron - n°43 - Septembre 2009 - Page 2

Vie des entreprises

Entreprise  

GSN, l’entreprise du propre

L’entreprise GSN (Guy Schlosser Nettoyage) à Rodez a su se positionner sur un marché où grands groupes et artisans se partagent l’univers du nettoyage. Il y a d’abord eu Guy Schlosser, le créateur, puis Philippe Schlosser, le « performeur ». 2 écoles qui ont conduit GSN au succès qu’elle connaît aujourd’hui.

L’histoire de GSN commence à Toulouse dans les années 70 alors que le marché du nettoyage était encore peu exploité. Si bien que Guy Schlosser, le fondateur de l’entreprise éponyme, se dégote des chantiers prestigieux tel que le nettoyage des ailes du Concorde. C’est en répondant à l’appel d’offre de Bosch à Rodez que le dirigeant revient sur les lieux de sa jeunesse et déménage son entreprise. « Il devait y avoir 5 salariés à l’époque » se souvient Philippe Schlosser, qui a racheté GSN à son père au début des années 2000. L’entreprise familiale s’est développée, elle a fidélisé ses clients : elle a prospéré. Alors pourquoi changer de ligne de conduite lorsque « Schlosser Junior » prend la société en main ? Certainement parce qu’il savait que GSN avait encore tout à gagner. Il restructure donc l’entreprise en tirant un trait sur les plus gros chantiers historiques et en concentrant les efforts de GSN sur les PME/PMI pour cause d’investissements moins lourds et de marges plus intéressantes. « Il a fallu 2 à 3 ans pour que cela se mette en place » explique l’ « artisan » d’une restructuration réussie. En témoignent aujourd’hui les résultats de GSN certifiée ISO 9001 : 3 millions d’€ de chiffre d’affaires, 240 salariés, des clients dans tous les secteurs comme le Ministère de la Défense, Espalux, Flauraud, RAGT, Renault Fabre et Rudelle... En suivant la progression et le développement de certains de ses clients, GSN a élargi son territoire d’exercice jusqu’à Bordeaux et Clermont-Ferrand et a procédé à une gestion territorialisée de son activité. « Chaque cadre a son secteur géographique. Le recrutement est fait sur place et les machines sont stockées chez le client. » développe le dirigeant. GSN est très bien équipée. La mécanisation des chantiers a permis de répondre à un objectif de qualité, cher à ce chef d’entreprise. C’est un vrai savoir-faire qu’a développé la famille Schlosser, un savoir-faire reconnu par la FEP (Fédération des Entreprises de Propreté).
Parallèlement à GSN, Philippe Schlosser a développé 2 autres structures : une société de stockage d’archives et une société de négoce de produits et machines d’entretien, Distrep, où se fournit GSN… Un petit groupe d’entreprises bien gérées qui a le cœur sur la main quand il s’agit de rugby. Près de 40000€ par an sont distribués à des associations sportives.

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Innovation : produits, services, marques...
Des sauces en dosette pour Zapetti

Raynal et Roquelaure s’attaque aux sauces en dosette individuelle de 50 g avec sa marque Zapetti. L’entreprise capdenacoise lance 3 recettes de sauces à l’italienne : « poivrons aubergines », « tomates parmesan » et « pesto basilic » (40g pour cette dernière). Elles sont vendues par étui de 3 dosettes d’un même parfum.
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Une nouvelle identité graphique pour Visual Approch

Spécialisée depuis plus de 10 ans dans la création de sites Internet /Intranet, Visual Approch développe tous les types de sites Web : institutionnels, portails, catalogues en ligne, sites dynamiques, blogs, forums et solutions de e-commerce avec des boutiques de vente en ligne. Ils sont déjà nombreux à lui avoir fait confiance : Pierre Cayron, Tannerie Arnal, Hostellerie de Fontanges, le Château de Labro… Son expertise couvre l’ensemble de la réalisation et de la conception : charte graphique, programmation, bases de données, intégration, hébergement, gestion des noms de domaine, référencement et suivi. Une expérience qui s’affiche aujourd’hui sous un nouveau logo…
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Le bulletin agroalimentaire de la Roque devient le Roqu’Aliscope


Le 1er numéro du Roqu’Aliscope vient de sortir. Toujours au format numérique, le bulletin agroalimentaire sort sous un nouveau jour : une nouvelle identité graphique, encore plus d’interaction…
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Entrepreneurs Aveyronnais

Portrait  

Jean-Michel Cayla, la passion du bio

Jean-Michel Cayla, à la tête de la biscuiterie bio le Moulin du Pivert à Lunac, a pour religion le bio. Si certains surfent sur la vague du bio, il en est tout autrement pour ce chef d’entreprise aveyronnais, précurseur en la matière. Le bio, ça le connaît et depuis longtemps.

Jean-Michel Cayla

Originaire de Lunac, Jean-Michel Cayla a grandi dans l’ambiance de la meunerie familiale. Une meunerie pas comme les autres : dès les années 70, elle s’est lancée dans le bio avant même que les labels apparaissent. Elle faisait partie de l’association Nature et Progrès, les prémices d’Ecocert et peu de temps après devenait partenaire du réseau Biocoop. Le bio, c’est une histoire de famille chez les Cayla. « Mon oncle était prof à Purpan et suivait les agriculteurs bio » raconte Jean-Michel Cayla. Il aurait pu s’éloigner de cet univers lorsqu’il est parti étudier à Toulouse puis à l’ESLSCA, école de commerce parisienne mais « Ici est Rome, ici je danse » dit-il, en plaisantant en latin. Au lieu de partir faire son service militaire en VSL (Volontaire pour un Service Long) à Katmandou comme il l’avait prévu, il répond présent à l’appel de l’entreprise familiale et prend la relève de son père au milieu des années 80. Désormais à la tête du moulin, il fait le choix d’abandonner l’activité meunerie et de s’orienter sur la production de biscuits bio. « Même si la meunerie fournissait les boulangers bio dans tout le Sud de la France et notamment le Sud-Est, l’activité de meunerie était compliquée à Lunac. Elle demandait beaucoup de logistique en raison de son éloignement des lieux de production et des lieux de consommation » explique le dirigeant lunacois. En 1987, Jean-Michel Cayla investit donc la production de biscuits bio « avec 3 fois rien » selon ses mots. L’homme au profil commercial devient multifonction. Il touche à tout : production, automatisation, création de produits. Aujourd’hui, ce sont une quarantaine de produits qui sortent de « sa cuisine ». Il y a le fourré au chocolat, le plus ancien, celui qui se vend le mieux et puis d’autres produits chocolatés comme le P’tiwi pour l’heure du goûter qui connaît une forte croissance, mais aussi des biscottes et des biscuits fourrés aux fruits. Des produits qui s’exportent jusqu’au Japon et qui étaient présents en Belgique dès la fin des années 80. « Même si l’Europe est notre plus gros marché, le marché asiatique est en pleine expansion. Nous commercialisons un peu aussi dans les pays du Golfe » développe l’entrepreneur. Mais ce qui l’importe avant tout, c’est la qualité. L’origine des matières premières est essentielle pour lui afin de garantir la meilleure traçabilité pour ses biscuits. Son comportement est « responsable ». Pour preuve, il se lance dans le commerce équitable. Les machines dernier cri font très peu de déchets. Les emballages sont issus du recyclage, ils sont aussi réduits. Les encres utilisées sont des encres végétales. L’agrandissement de l’entreprise s’est fait avec un bâtiment HQE... C’est toute une logique qui habite Jean-Michel Cayla. Une logique qui demande un grand investissement personnel. Lorsqu’on l’écoute dire « J’ai de la chance d’être sur un marché comme ça, de développer cette activité. C’est une belle aventure », on comprend que le quadragénaire met du cœur à l’ouvrage. Cette année, Le Moulin du Pivert qui emploie près de 40 personnes en période pleine réalisera 4 millions d’€ de chiffre d’affaires, soit 25% de plus que l’année dernière. Le seul nuage au tableau pour le combattif Jean-Michel Cayla : des difficultés de recrutement et une activité déjà à l’étroit.

Pour plus d'infos

Brèves, les gens ...
Patrick Bellity Chevalier de la Légion d'honneur
Patrick Bellity, DG du groupe Arche (SAM Technologies), se verra remettre par Luc Chatel, Ministre de l'Education Nationale, les insignes de chevalier de la légion d'honneur.
Plus d'infos
Eric Gondouin nouveau directeur de Filtrauto Purflux
Eric Gondouin succède à Thierry Coquio devenu Directeur Financier du groupe Sogefi, à la tête de Filtrauto Purflux à Marcillac.
Plus d'infos
Christian Jouve, nouveau directeur de la CRCI Midi-Pyrénées
Christian Jouve succède à Nicolas Girod à la tête de l’institution consulaire régionale.
Plus d'infos
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LU POUR VOUS

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