58ème Congrès du CNER sous le signe de l'ancrage territorial
Les 15 et 16 septembre derniers, le CNER, fédération des agences de développement et des comités d’expansion économique, tenait son 58ème congrès annuel à Conques sous le thème « Territoires, entreprises et emplois : quels ancrages ? ». La participation d’intervenants de renom sous forme de tables rondes, débats ou interviews animés par le journaliste aveyronnais, Nicolas Rossignol, a alimenté la réflexion sur le développement économique des territoires.
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G.Sorman, P. Allizard et P. Jorion |
Séance liminaire : La place du local dans l’économie d’après-crise
Pour Paul Jorion, anthropologue, chroniqueur au Monde-Economie qui a été l’un des premiers à annoncer la crise des subprimes, la crise que nous traversons est une crise du crédit classique mais à laquelle se superposent 2 autres crises : l’une liée à l’exploitation du milieu, l’autre à la complexité des produits financiers. Pour Guy Sorman, écrivain, une économie sans crise n’existe pas ; l’innovation conduit inévitablement à un accident. Le problème provient plus d’une frontière instable entre l’économie marchande et la puissance publique. Paul Jorion appelle à l’interdiction de spéculer et à la rédaction d’une constitution économique au cadre virtueux pour la collectivité qui permettraient d’enrayer la dette de l’Etat. « Trop de capitaux ne savent pas où se placer et font fluctuer les prix » explique-t-il en donnant l’exemple du positionnement de capitaux sur le marché du pétrole par peur de la dépréciation du dollar. Guy Sorman d’accord sur la nécessité d’une constitution économique, fixerait un cadre d’intervention publique limitée, d’autant plus que le temps de l’entreprise et le temps de la politique ne relèvent pas de la même échelle. Il recadrerait aussi les métiers d’un système bancaire qui s’est perdu entre investissement et spéculation. Il donne l’exemple des collectivités mieux gérées et plus transparentes que l’Etat en raison de leur budget déterminé. Pour Pascal Allizard, Président du CNER, il est un nouvel équilibre à déterminer alors que la crise a déjà impacté l’organisation territoriale. « Il faut repenser la décentralisation et conforter les collectivités ». Paul Jorion incrimine « les techniques » et non le système : la délocalisation n’est pas géographique mais « de l’humain aux machines » pour une productivité optimisée qui ne profite qu’aux investisseurs et aux dirigeants. « L’exploitation de l’Afrique aurait été la même avec n’importe quel autre système » justifie le chroniqueur du Monde-Economie. Guy Sorman lui, croit beaucoup à l’ancrage local à une époque où chacun est à la recherche de repères selon lui.
Table ronde n°1 : Territoire : faut-il en faire une marque ?
Pour Jean-Noël Kapferer, professeur à HEC Paris, la problématique de la marque territoriale ne peut se projeter que dans le cadre d’une marque France car l’Hexagone existe grâce à ses territoires. La marque France « s’en sortira » grâce à une politique extra qualitative, une stratégie de luxe dont la dimension clef est la rareté. « Autrement dit, c’est fait ici et pas ailleurs » explique Jean-Noël Kapferer. Ce qui implique des mains-d’œuvre très qualitatives, non-interchangeables. Les territoires sont la modalité de la marque France. La marque est un succès lorsqu’elle a un effet sur l’offre. Ce qui est permis par une politique de différenciation, sinon il s’agit de communication. Vincent Gollain, directeur en charge de l’attractivité durable des territoires à l’ARD Paris Ile de France pense que les enjeux de compétitivité d’un territoire ne se situent pas forcément à l’international. La différenciation au niveau national est importante et surtout, la marque territoriale doit s’inscrire dans une politique économique. Pour Joël Gayet, directeur du cabinet conseil CoManaging, le territoire n’est pas « un yaourt dont on peut changer le goût ». La qualité d’un territoire n’est pas maîtrisée quand bien même les collectivités souhaitent en changer son image. Une marque territoriale peut être construite sans logo mais en fédérant les gens autour de cette marque. Il faut codifier le système pour créer de la dynamique. Pour cela, une notoriété, une identité, une offre vendable, une gouvernance et une organisation sont nécessaires. Une marque a un rôle à jouer en interne et en externe. Jean-Noël Kapferer insiste sur la nécessité d’un système d’identification. La marque territoriale doit mobiliser les gens, tirer la croissance par le haut, augmenter la compétitivité en dehors du territoire mais elle n’existe pas sans cible. Il faut donner un nom aux avantages concurrentiels de la marque qui ne remplacera pas la réflexion sur la compétitivité du territoire. A la question du périmètre territorial concerné par la marque, Vincent Gollain répond : « il faut construire la géographie de l’offre au regard de la demande ». Il cite pour exemple la marque HubstartParis qui n’a pour autre objectif que de vendre le Hub de Roissy et dont le périmètre n’a rien d’administratif. Pendant 1 an, une libre association d’acteurs de tous horizons a travaillé à l’étude de marché de la marque. Aujourd’hui, ce sont 22 partenaires qui partagent la même ambition au niveau international : attirer de nouvelles activités. Joël Gayet ajoute qu’il faut distinguer les types de marques, corporate (ex : Bretagne), produit (ex : Brest dans le sillage de la marque Bretagne), sectorielle (ex : qualité tourisme), de qualification (ex : Valais Excellence)… qui se déclinent au niveau territorial. Pour le directeur de CoManaging, le projet consiste à prendre un périmètre territorial et à le découper en marques potentielles. L’identité sera obtenue par un projet politique de territoire qui a du sens. Il est nécessaire de créer une marque partagée. Joël Gayet prend l’exemple de la marque « Auvergne nouveau monde » et de l’adhésion de Michelin qui se propose de communiquer internationalement sur ses « pneus nouveau monde ». Pour mobiliser, fédérer, créer des liens puissants, il faut créer des codes de marques qui permettront notamment une imbrication territoriale. Jean-Noël Kapferer rappelle qu’une marque n’existe pas sans visibilité et sans investissement. Joël Gayet insiste sur le fait que la révolution des technologies a fait des consommateurs de nombreux ambassadeurs des marques. Des marques dont l’objet est de faire le lien entre environnement, citoyens et clients. Vincent Gollain s’accorde à penser avec Jean-Noël Kapferer que les territoires n’ont une valeur que s’ils ont un imaginaire.
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Table ronde n°2 : Entreprises et territoires : nouveaux liens, nouveaux ressorts ?
Table ronde n°3 : Culture, Tourisme, Loisirs : quelle relance par le local ?
Interview d’Alain Chatillon comme grand témoin
Table ronde n°4 : Territoires et mondialisation : les connexions indispensables
Pour plus d'infos
| Telex... l'économie aveyronnaise en bref |
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| Christian Valette fédère les éleveurs de l’Aubrac pour fournir les restaurants parisiens |
Christian Valette qui a déjà déployé les investissements nécessaires à la constitution d’une filière bovine d’excellence Aubrac (cf newsletter n°53) réunissait dernièrement les éleveurs du plateau pour les sensibiliser aux résultats du projet pilote afin qu’ensemble ils mettent en œuvre son fameux slogan : « de la fourche à la fourchette ».
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| Le groupe Larren se lance dans le micro-éolien |
Le groupe Larren ajoute à ses 2 sociétés Elit et SLR, en partenariat avec le leader européen du micro-éolien, le belge Windéo, une activité « micro-éolien ». Ainsi Elit énergie verte commercialise, vend et assure le suivi de ses micro-éoliennes. Elle propose une gamme de 10 machines destinées aux particuliers et aux industriels. L’avantage du micro-éolien est de fournir de l’électricité de jour comme de nuit, et de ne nécessiter aucune autorisation ou permis de construire en raison de sa taille.
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| Nouveaux contrats et nouvelle extension pour SNAM |
Après le contrat de recyclage des batteries de véhicules électriques Toyota, SNAM, spécialiste du recyclage des accumulateurs au nickel-cadmium et de batteries à Viviez pourrait concrétiser de nouveaux accords avec deux autres constructeurs automobiles. Au programme également, la construction de 1200 m² de locaux industriels supplémentaires.
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| Inauguration du cabinet Gaxieu sur la zone départementale de Sévérac –le-Château |
Le cabinet Gaxieu dont le siège social est à Alès assiste les collectivités locales dans la réalisation de leurs projets d’infrastructures (eau potable, eaux usées, eaux pluviales, électrification, déchets…), au travers d’études techniques/maîtrise d’œuvre et assistance à la maîtrise d’ouvrage. Depuis Avril 2011, l’antenne aveyronnaise jusque là millavoise est désormais installée dans des locaux flambants neufs de 280 m² sur la zone départementale de Sévérac-le-Château, lui permettant ainsi d’être au cœur de son rayon d’intervention qui compte de nombreux marchés sur la Lozère, le Lot, le sud du Cantal et l’Aveyron.
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| 50 ans pour Filtrauto |
Le 17 septembre dernier, pour fêter ses 50 ans d’activités, le site Filtrauto de Marcillac organisait, pour la première fois, une journée portes ouvertes destinée aux familles et proches des salariés ainsi qu’aux anciens employés. L’occasion de découvrir le processus de fabrication des filtres à huile.
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| Roquefort Papillon a procédé à sa fabrication annuelle de pain pour obtenir le pénicillum roqueforti |
Comme chaque année, deux salariés de la maison Papillon ont cuit 300 miches de pain de seigle, dans un four à bois, destinées, une fois broyées et en moisissant, à obtenir le Pénicillum Roqueforti qui sert à ensemencer le caillé de brebis avant son affinage en cave. Roquefort Papillon continue d’obtenir le Pénicillum Roqueforti traditionnellement quand les autres maisons reproduisent la souche en laboratoire.
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| Sopra rachète l’éditeur de logiciels financiers Delta-Informatique |
Le groupe informatique français intègre la nouvelle société éditrice de logiciels financiers à Evolan, le pôle solutions bancaires de Sopra.
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| Le groupe Fabre propriétaire d’Autopôle |
Le groupe Fabre gestionnaire des concessions ruthénoises Renault, Ford, Nissan et Volvo est désormais propriétaire de l’Autopôle.
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| La Brasserie d’Olt annonce le maintien de ses investissements malgré la taxe sodas |
Suite à l’annonce du 24 août 2011 de François Fillon concernant une taxe sur les boissons sucrées visant à mettre à contribution les fabricants de sodas pour réduire le déficit national, la Brasserie d’Olt à Saint-Geniez souhaite faire savoir qu’elle maintient ses investissements liés à la production de bières et sodas et adhère au principe de l’impôt. Toutefois l’entreprise dont le slogan est « buvez moins, buvez mieux » et qui fabrique des produits de qualité s’indigne de la justification de cette taxe au nom de la lutte contre l’obésité. « Les sodas ne sont pas responsables de l’augmentation des obèses, qui découle d’une ration calorique trop importante constituée de graisses et de sucres à absorption rapide » explique Sébastien Blaquière à la tête de la Brasserie qui fabrique notamment le Colt Cola, produit qui contient moins de sucre qu’un soda habituel, une bulle très fine et uniquement des arômes naturels.
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| Le Viaduc de Millau a enregistré cet été son 30 millionième passage |
En juillet dernier, la Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau a pu afficher 30 millions de passages sur le Viaduc depuis sa mise en service en décembre 2004.
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| Première saison réussie pour le centre Natura de Brommat |
Le centre Natura bien-être de Brommat a attiré plus de 5000 personnes en juillet/août, soit une fréquentation moyenne de 85 personnes par jour. Une réussite pour cette première saison touristique estivale ! Pour ceux qui souhaiteraient encore en profiter, le centre est ouvert jusqu’à fin octobre.
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| Des américains sur le marché ovin de Réquista |
Des touristes américains, éleveurs ovins de profession, réunis par leur fournisseur de matériel agricole qui organise des voyages sur la thématique ovine, ont visité une exploitation et le marché réquistanais avec beaucoup d’intérêt. |
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| 7ème convention de partenariat entre la Chambre de Métiers et le Conseil Général |
Le Conseil Général de l’Aveyron a signé pour la 7ème fois depuis 1992 une convention de partenariat en faveur des artisans. Ce sont 110 000 euros que la Chambre de Métiers utilisera pour mettre en place un système d’avance remboursable, une aide à la transmission d’entreprise, un suivi personnalisé des créateurs ou repreneurs, un soutien au transport des apprentis…
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| Mariage de la Communauté de communes Millau Grands Causses et Sud Aveyron Initiative |
La Communauté de communes Millau Grands Causses et Sud Aveyron Initiative ont signé une convention de partenariat jusqu’en 2014. Un engagement technique et financier au bénéfice des porteurs de projets de la pépinière d’entreprises de la TGM.
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