La mégisserie Richard, un équilibre entre tradition et modernité
Le parcours de la Mégisserie RICHARD représente un résumé de l’activité « travail de la peau » à MILLAU. L’activité a démarré dans les années 1850 avec les deux branches emblématiques de MILLAU, la ganterie et la mégisserie avec deux unités, l’une à BEDARIEUX (travail de rivière) l’autre à MILLAU (teinture, finitions).
Ces deux branches d’activités ont cohabité jusqu’aux années 60, date à laquelle Mr Jean RICHARD, anticipant sur l’évolution de la ganterie déjà soumise aux premières importations, a décidé de se spécialiser dans l’activité mégisserie.
Qualité et luxe
Avec l’actuel dirigeant, Mr Xavier RICHARD, aux commandes depuis 1994, la spécialisation s’est poursuivie afin de faire de RICHARD le synonyme de savoir-faire, de haut de gamme, de produit de luxe. L’entreprise travaille essentiellement des peaux d’agneaux (minoritairement des peaux de chèvres, de chevreaux et de cerfs) en provenance d’Espagne et du Sud de la France. Le volume traité représente l’équivalent de 200 000 peaux d’agneaux par an pour un chiffre d’affaires de 4 à 6 Millions d’Euros selon les variations du cours de matières premières (une peau d’agneau brute pouvant varier de 7 à près de 20 Euros).
L’effectif moyen employé à CREISSELS se situe aux environs de 35 personnes qui sont formées en interne.
Les produits fabriqués « en plongé de MILLAU » sont utilisés pour :
- 60 % dans la fabrication de vêtements,
- 30 % dans la maroquinerie,
- 10 % dans la ganterie ou les chaussures.
Les clients sont représentatifs du luxe avec des noms tels que HERMES, PRADA, VUITTON, GUCCI, DIOR….
50 % des ventes se font en France, 50 % à l’étranger, soit directement auprès des enseignes, soit aux façonniers impliqués.
L’activité est bonne, la rentabilité maintenue mais Xavier RICHARD considère depuis longtemps que ses installations ne sont plus en adéquation avec l’image de ses produits.
Une foi affirmée en l’avenir
D’où l’idée d’un nouveau site de fabrication. L’usine, en cours de réalisation sur la zone d’activités de MILLAU-LEVEZOU, représentera 4 000 m² de bâtiments pour un coût global proche de 2 M €. Elle permettra de réintégrer en interne la totalité du « cycle humide », 1/3 étant encore sous-traité en Espagne. Avec cette usine, Xavier RICHARD compte pouvoir mieux satisfaire des clients de plus en plus exigeants, soucieux de qualité, de régularité et de sécurité.
Il voit donc l’avenir avec confiance, persuadé que l’entreprise pourra franchir, bien ancrée, une sixième génération, pourquoi pas dans le cadre d’un véritable pôle mégisserie millavois qui pourrait se construire sur la zone de MILLAU-LEVEZOU avec d’autres entreprises locales. Ce serait un facteur de dynamisme et le meilleur gage de pérennité du secteur.
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